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Expérience de Covoiturage en Vercors : Le bilan

Dernière mise à jour : vendredi 31 décembre 2010 - Lu 1416 fois.

"Conscient que le transport public a ses limites et ne peut répondre à toutes les demandes de déplacement, le Conseil général souhaite aujourd’hui explorer de nouvelles pistes afin de proposer une offre de déplacement toujours plus diversifiée."

Voici donc une expérimentation qui va dans ce sens... le "covoiturage dynamique", testé dans un premier temps entre le plateau du Vercors et Grenoble.

Le Conseil Général, et nous l’en remercions, a bien voulu nous transmettre les premiers éléments de bilan, à mi-parcours (bilan au 30 octobre).

Voici les enseignements clés :

- Un succès : 490 personnes abonnées dont une centaine de passagers et près de 400 conducteurs ;

- Chaque jour, une centaine d’offres de conducteurs et une trentaine de demandes de passagers ;

- Une douzaine de mises en relation journalières effective (le taux de mise en relation est donc assez bon nous semble t-il, 12 / 30) ;

- Plus de 80 conducteurs et 50 passagers ayant été mis en relation au moins une fois ;

- Un maximum de mises en relation entre 7h15 et 8h15 le matin et 17h et 18h30 le soir.

La suite ?

La phase d’expérimentation a pris fin en novembre 2010 ; l’expérience s’arrête là pour le Conseil Général pour le moment. D’autres expérimentations seront conduites ailleurs, avant de décider quelle sera l’offre dans quelques mois.

Voici maintenant les éléments de réflexion que l’équipe organisatrice en retient pour l’instant, permettant à terme de qualifier l’expérience, de l’améliorer en vue de sa généralisation éventuelle :

Les éléments à retenir :

- La solution technique est fonctionnelle ;
- Le covoiturage est complémentaire aux transports en commun et est une vraie alternative à l’auto-solisme ;
- Grâce au temps réel les usagers ne se préoccupent pas de l’organisation de leur trajet ni ne s’engagent à l’avance ;
- L’aspect social (convivialité, contact humain) incite les usagers à participer ;
- L’inscription obligatoire et l’identification de chacun des participants sont rassurantes.

Les pistes d’amélioration :
- Smartphones : ergonomie perfectible, nécessité d’un taux minimal d’équipement ;
- Itinéraire et points relais : améliorer la localisation des points relais. Offrir la possibilité d’ajouter des étapes dans le trajet ;
- Application : le détour maximal acceptable pour le conducteur est à réduire, une meilleure visualisation du point de rencontre ainsi que la possibilité d’annuler une proposition sont à envisager, de même que le guidage vocal ;
- Géolocalisation et transmission des SMS : la couverture réseau est un facteur déterminant.

Présentation de l’expérience (notre premier article) :

C’est parait-il une première en France : Du 16 septembre au 26 novembre 2010, le Conseil général expérimente l’ "é.covoiturage" entre le plateau du Vercors et Grenoble, mais aussi entre certaines communes du plateau des 4 montagnes (vous avez du recevoir dans votre boîte aux lettres un document détaillant les trajets).

Le principe repose sur un système d’inscription par téléphone mobile pour mettre en relation conducteur et passager, très rapidement (quasi temps réel).

Le principe, présenté par la CCMV :

"Exemple : Il est 7 h 30. Pierre, habitant de Villard-de-Lans, monte dans sa voiture pour aller travailler à Grenoble. Via son téléphone mobile, il précise qu’il peut prendre un passager. Au même moment, quatre kilomètres plus bas, à Lans-en-Vercors, Michel fait savoir de son portable qu’il souhaite se rendre en gare de Grenoble. Son message est immédiatement transmis à tous les conducteurs qui se sont déclarés disponibles pour effectuer le trajet plateau du Vercors - Grenoble. Il pourra être géolocalisé grâce à son téléphone mobile ou à partir d’un arrêt de car Transisère. Quelques minutes plus tard, Pierre passe le prendre au point de rendez-vous. "

Le système présente quatre avantages :

- Flexibilité : inutile de s’inscrire ou de s’organiser à l’avance. En moins de 2 minutes, un « passager » peut savoir si un « chauffeur » peut passer le prendre et le conduire à destination. Si ce n’est pas possible, avertir au bout de 10 minutes environ, il prendra le car ou sa voiture, ou tenter le stop.

- Guidage des conducteurs : nul besoin de rechercher l’adresse du passager. Les automobilistes sont automatiquement conduits vers le demandeur grâce à un plan qui s’affiche sur leur téléphone mobile.

- Sécurité : conducteur et passager sont identifiés par un code confidentiel qui est attribué dès leur inscription.

- Partage des frais : tout est clair dès le départ. Le calcul d’itinéraires permet de connaître le nombre exact de kilomètres partagés.

A noter :

Pour le conducteur, il faut un équipement récent (il faut être un peu argenté et avoir un smartphone permettant d’utiliser des applications de géolocalisation. Pour le passager, le système est prévu aussi pour les plus classiques GSM, par SMS.

Un complément utilisant tout simplement le téléphone et un serveur vocal (non surtaxé) aurait rendu le principe plus accessible à tous, financièrement et techniquement, mais cela fera peut être partie des enseignements ou prolongements de l’expérience, si le conseil Général souhaite vraiment généraliser le covoiturage.

Bons points à noter : Pendant l’expérimentation, du 16 septembre au 26 novembre, les conducteurs seront indemnisés par le Conseil général en bons d’achat. Quant aux passagers ils profiteront de la gratuité du service.

Par ailleurs, le site d’aide et questions/réponses est très complet ; l’opération semble avoir été bien préparée. Une présence a aussi été constatée sur les marché des 4 montagnes, pour expliquer l’opération.

Vous voulez réduire votre budget déplacement tout en choisissant un mode de transport plus écologique ? Renseignez-vous sur le site dédié http://www.itinisere.fr/experimenta....

D’autres infos sur le covoiturage sont disponibles sur notre page dédiée.

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4 Messages de forum

  • Plus c’est simple, plus ça a de chances de marcher !

    Les Lignes de voitures sont une pratique expérimentale alternative à la voiture solo qui se situe entre l’auto-stop (malheureusement décrié) et le covoiturage (peu flexible ou trop technologiqué).
    Le principe est de promouvoir et d’animer la pratique sur un territoire à échelle humaine (local) en pré-inscrivant les participants (conducteurs et passagers), ce qui peut rassurer.

    Des kits de communication sont fournis : guide + badge + ardoise
    Les passagers brandissent leur ardoise LdV et sont pris, à des arrêts aménagés, par des conducteurs qui affichent leur badge LdV sur le pare-brise (finie la dépendance d’un co-équipier).

    Commentaire de www.ecovoiturons.org, association pour le développement du covoiturage en Drome-Ardèche

    Voir en ligne : Forum Lignes de voitures

    Répondre à ce message

  • Coût de l’expérimentation 8 septembre 2010 15:47, par Redaction

    ... Apparemment 70.000 euros.

    Répondre à ce message

  • Dommage ? 8 septembre 2010 08:39, par Redaction

    Sur initiatives-Vercors.fr, nous avons souligné que, par le matériel nécessaire, l’expérience s’adresse à des gens un peu fortunés et un peu technophiles (le conducteur doit avoir un smartphone pour la géolocalisation ; le passager doit savoir envoyer un sms après avoir relevé des numéros d’arrêts de bus - sur place ou sur internet).

    Dommage ; on sait que sur le Vercors, il y a une certaine réserve vis à vis de la consommation de ce type de produit.

    L’auteur de cet article (mais ça n’a pas valeur de statistique), n’a pas réussi à trouver autour de lui plus d’une personne sur dix qui possède un smartphone, dans la tranche 35-45 ans... et pourtant, nombre d’entre eux auraient volontiers emmené des gens.

    Il se trouve que les plus sensibles au covoiturage, à la limitation de la conso d’énergie, aux rencontres impromptues ... sont aussi... souvent ... ceux qui cherchent à limiter leur consommation d’objets secondaires et industriels.

    Voir ce type d’expérience destinée à changer nos habitudes, comme un prolongement de notre société de sur-consommation n’est-il pas une erreur en soit ?

    Répondre à ce message

    • 100% d’accord 29 novembre 2010 19:39, par Broisin

      Je cherche à développer un moyen de transport qui soit aussi simple que le stop.
      je pense que nous devons passer du temps à trouver des solutions de communication plus efficace sur l’idée du stop et surtout rassurer sur cette pratique qui reste la plus simple.

      Nous pouvons envisager une inscription dans nos mairies ou ailleurs avec les coordonnées de la personne sur une carte nettement reconnaissable depuis une voiture en circulation.

      Une forte communication autour de ce moyen de co-voiturage doit être faite auparavant bien entendu en simultané dans toutes les communes.

      Qu’en pensez vous ?
      Christine

      Répondre à ce message

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